Academia Diplomatica Europaea - Douzième année

INSCRIPTIONS
 

2015

STRATÉGIE, DIPLOMATIE ET GUERRE AU XXIe SIÈCLE

Promotion Halford J.Mackinder et Alfred T.Mahan

Enjeux globaux, géopolitique continentale et eurasienne et géopolitique mondiale océanique

 

Working Paper - CARTOGRAPHIER L'IMPROBABLE

L'Union européenne sans la Grande-Bretagne et la recomposition géopolitique du continent européen
Auteur: 
Franck Debié, Maître de conférence à l'Ecole Normale Supérieure (Paris) et directeur du centre de géostratégie de l'ENS
Date de publication: 
7/6/2013

(Cet article d'opinion est écrit à titre personnel pour la table-ronde organisée par l'IERI et n'engage, bien entendu, que l'auteur.)


Quelles seraient les conséquences d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne pour les relations entre États sur le continent européen ?

Il est évidemment difficile de répondre à cette question sans imaginer ce que pourrait être la sortie de la Grande-Bretagne, le "Plan B" des Britanniques. Si l'on fait un effort de politique fiction, cette sortie serait vraisemblablement :

- une sortie négociée, dans le cadre de l'article 50 du Traité de Lisbonne : certains considèrent d'ailleurs qu'une telle négociation - aussi compliquée qu'elle sera - serait paradoxalement plus facile qu'une renégociation des traités dans le cadre de l'article 48 1.

- une sortie assortie d'un traité commercial bilatéral avec l'Union pour préserver les intérêts commerciaux mutuels ;

- une sortie prolongée par un autre traité de libre-échange avec les États-Unis ; d'où le paradoxe actuel d'une Grande-Bretagne plaidant pour un accord de libre-échange entre les États-Unis et... l'Union européenne qu'elle se dit éventuellement prête à quitter !

- une sortie conduisant la City de Londres à devenir une place financière off-shore pour tous ceux qui ne veulent pas accepter les nouvelles règles du Marché financier unique et de l'Eurozone.

La situation de la Grande-Bretagne se rapprocherait alors de celle de la Suisse au plan de ses rapports économiques avec l'Union européenne, ce qui ne signifiera sans doute pas pour autant une "helvétisation" de sa politique étrangère.

On peut même sans doute anticiper, par une sorte de compensation de l'influence perdue dans l'Union, un regain d'activisme britannique dans l'OTAN, au sein du G8 et du G20.

Mais quelles seraient les conséquences de ce retrait de la Grande-Bretagne pour l'Union européenne et le reste du continent ?

Working Paper - TRANCHER LE NOEUD GORDIEN EN SYRIE ?

Auteur: 
Jacques Lippert
Date de publication: 
24/5/2013

La Syrie est devenue le nœud gordien de la politique internationale au Proche et au Moyen-Orient, épicentre d’un possible, voire probable séisme géopolitique et ou personne, surtout les États-Unis n’a droit à l’erreur. La volatilité de la question est telle que chaque jour qui passe la rend plus complexe et plus dangereuse.

Working Paper - LES DÉFIS DE L'UNION EUROPÉENNE

Cohésions nationales, fragmentation politique et risques systémiques
Auteur: 
Jacques Lippert
Date de publication: 
3/5/2013

2014, ANNÉE DE TOUS LES DANGERS POUR L'UE

Alors que l’Union européenne vient d’accoucher dans la douleur, sous la pression du Royaume-Uni appuyé par l’Allemagne, d’un budget « rachitique » totalement inadapté aux défis économiques, sociaux et systémiques alarmants de ce temps, voici que se profile l’année 2014, laquelle, comme 1914, sera porteuse de tous les dangers pour l’Europe, menaçant sa stabilité, son unité et son existence même en tant que pôle potentiel de puissance politique mondiale.

Des scrutins décisifs auront lieu en 2014 :

  • le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, avec l’accord du Premier ministre britannique ;

  • le référendum sur l’indépendance de la Catalogne, qu’Oriol Junqueras, chef d’Esquerra Republicana de Catalunya, tient à coupler avec celui de l’Ecosse pour en renforcer les effets politiques sur l’Union ;

  • les élections législatives et régionales en Belgique, qui permettront de mesurer la force de la N-VA par rapport aux municipales de 2012, en même temps que l’impact de son discours nationaliste sur l’électorat flamand ;

  • les élections européennes, qui pourraient voir se dégager un courant séparatiste transnational au Parlement européen. 

Deux autres éléments pèseront sur le destin de l’Union :

Working Paper - L'IDENTITÉ EUROPÉENNE DE SÉCURITÉ ET DE DÉFENSE ET DIPLOMATIE GLOBALE

Un autre modèle de régulation internationale de la violence
Auteur: 
Irnerio Seminatore
Date de publication: 
11/4/2013

L'identité européenne de Sécurité et de défense doit être bâtie sur un autre modèle de régulation internationale de la violence et sur un nouveau modèle d'industrie militaire européenne. Le premier modèle vise une régulation stratégique qui préserve l'articulation entre dissuasion nucléaire et forces conventionnelles et donc une cohérence d'ensemble des système de défense. La deuxième concerne « les limites » des sous-équipements militaires qui menacent les bases industrielles de l'Europe et donc l'emploi graduel des forces en situation de tensions internationales urgentes et graves.

La régulation stratégique affecte l'identité et la diplomatie européenne dans la pratique de la négociation, de marchandage coercitif, surtout en cas de transgression du Traité de non prolifération nucléaire (Iran/Corée du Nord) transgressions qui portent une atteinte dangereuse à la paix mondiale. Les limites des sous équipements, influent la survie capacitaire de l'Europe et le déséquilibre entre forces conventionnelles nationales dans leur emploi en toutes les situations de prévention et de crises, régionales ou locales, de basse ou moyenne intensité (aire de déstabilisation du Moyen-Orient et d'Afrique).

Working Paper - QUALE FUTURO PER L'AFGHANISTAN ?

Auteur: 
Gen. B. Giorgio SPAGNOL - Forces Readiness Director SHAPE - NATO
Date de publication: 
11/4/2013

PREMESSA

Il limitato successo di ISAF, sino alla svolta impressa dal Generale Petraeus nel 2010 con l'introduzione della nuova dottrina controinsurrezionale (mutuata, peraltro, dalle direttive impartite nel 1982 dal Generale Angioni al contingente italiano in Libano), è da imputarsi essenzialmente alla carenza di conoscenza del contesto storico, culturale, politico, sociale ed economico dell'Afghanistan.

Se a ciò si aggiunge la presunzione e l'arroganza nell'ignorare l'esperienza, le capacità e i “desiderata” locali identificando e perseguendo, invece, obiettivi che probabilmente rispecchiavano standard e criteri occidentali ma che mal si attagliavano alle esigenze e realtà locali, è anche facile comprendere come la popolazione afgana, dopo una favorevole accoglienza iniziale delle “forze di liberazione”, assistesse perplessa, scettica e talvolta ostile alla realizzazione di progetti ritenuti, nella migliore delle ipotesi, di scarsa utilità.

I semi di speranza, di prosperità, di libertà e di pace che erano stati sparsi sul suolo afgano nel 2001, a seguito della disfatta dei Talebani, stentavano a germogliare.

Il continuo mutare di strategie, il totale e cieco affidamento su tecnologia e progresso, l'incapacità di stabilire e mantenere il dialogo, l'ossessione della sicurezza (che manteneva ISAF isolata dalla società afgana), la burocrazia fine a se stessa, il mantra di un “nation building” di difficile comprensione per l'afgano medio creavano un netto distacco tra popolazione locale e prestatori d'opera esterni.

Si era volutamente ignorato come il supporto esterno possa risultare utile nel creare , ad esempio, un sistema bancario o un sistema monetario: ma le istituzioni locali sono sicuramente più efficaci e durature del fumoso “nation building”.

Ciò che ha caratterizzato la condotta delle operazioni in Afghanistan, sino all'arrivo di Petraeus, si può quindi riassumere in: assenza di umiltà, eccesso di ottimismo, mancanza di obiettivi chiari e perseguibili.

Working Paper - IRAN-ISRAEL AND THE PROLIFERATING COUNTRIES

Rising Tensions and Their Regional and Global Impact
Auteur: 
Daniel Schwammenthal, Director - AJC Transatlantic Institute
Date de publication: 
3/4/2013

 MORE FOR LESS ?

The European Union reacted to the upheavals in the Arab world with a quite sensible “more for more” strategy: More political and financial support for more democratic reforms. Two weeks ago, the E3 Plus 3 tried the exact opposite approach, more for less, in their nuclear talks with Iran. While the Iranians upped the ante, announcing just ahead of the Kazakhstan negotiations that they were installing more and advanced enrichment centrifuges, the six world powers offered more sanction relief for less Iranian compliance. Tehran would no longer have to shut down its illegal underground facility in Fordow as previously demanded but merely suspend enrichment there and take steps to make it hard to resume it. The six also agreed, in another concession, that Iran could keep a small amount of 20% enriched uranium. 

Not surprisingly, Tehran struck an upbeat note, calling this "a turning point," but equally unsurprising, it did so without accepting any of the softened demands, warning instead that “there is a long distance to reach the suitable point.” All the two sides agreed to in the end was to meet yet again. Tehran won another six weeks or so during which its thousands of centrifuges can continue enriching uranium.

Working Paper - UNE SORTIE DE CHYPRE DE LA ZONE EURO ?

Hypothèse catastrophe
Auteur: 
Irnerio Seminatore
Date de publication: 
28/3/2013

Aux moments culminants de chaque crise de la zone euro (Irlande, Grèce, Portugal, Espagne et aujourd'hui Chypre) la rupture des solidarités européennes et la sortie des pays mentionnés ont été cruellement évoquées. Au plus haut de ces crises on est allé jusqu'à évoquer la sortie de l'Allemagne de la zone euro comme solution aux asymétries des différentes structures économiques et aux différentes formes de gouvernance de la monnaie unique et de l'endettement public.

Les analystes de cette longue crise n'ont pas pris la mesure des repércussions dramatiques d'une éventuelle rupture de l'UE. Un scénario de ce type a été étudié dans une étude de l'Institut Européen des Relations Internationales, au titre “Penser l'impensable. La rupture de l'UE et le nouvel ordre international : Vers une 'sonderweg' eurasienne de l'Allemagne et le 'duel du siècle' (USA-Chine) ?”. Une version courte de cette étude a été publiée dans la Revue de Défense Nationale française du mois d'octobre 2012, dans le cadre d'un numéro (N°753) consacré à “L'Europe Vulnérable ?”. Vous trouverez ce texte in extenso sur notre site internet, suivi par un commentaire du Professeur Franck Debié, Conseiller du Secrétaire Général du Parlement européen.

Il est instructif de rappeler que la réalité est toujours plus dramatique que la fiction.

I. S.

Working Paper - LES APPROCHES THÉORIQUES ACTUELLES: UNE LECTURE COMPARATIVE

Samuel P. Huntington et "Le choc des civilisations" ou les guerres de religion revisitées / Henry Kissinger : "Does America Need Diplomacy ?" ou la cliopolitique / Zbigniew Brzezinski : "Strategic Vision - America and the Crisis of Global Power" ou le Krigspiel pacifique
Auteur: 
Jacques Lippert
Date de publication: 
8/2/2013

Intervention

SÉMINAIRE D'initiation à la réflexion géopolitique et géostratégique,

à la philosophie de la guerre et à la sociologie des conflits

 

Mesdames, Messieurs,

L’ambition de ce séminaire est de vous inviter à la réflexion géopolitique et stratégique au regard de la théorie des relations internationales et d’une approche réaliste de celles-ci. C’est l’unique et éternel débat de la vie entre les nations: la guerre ou la paix, choisir entre l’anarchie ou la hiérarchie,accepter ou refuser l’Hegemon.

Ce choix, s’il n’est fait de façon opportune et adéquate dans le cadre des relations inter-étatiques peut signifier pour une nation, la mort au lieu de la survie. Choisir l’alliance, la coopération ou l’antagonisme, discriminer entre amis et ennemis signifie pour toute la communauté nationale : répondre à la question fondamentale d’Hamlet : "to be or not to be". Car il en va de la vie des nations, comme de celle de toute communauté humaine – famille, clan, tribu, ethnie, entreprise, États. Naître, croître, s’épanouir, se pérenniser ou disparaître par la décadence ou par l’épée. Il n’y a plus eu de Pologne entre 1792 et 1919. Les Empires naissent et disparaissent, et leur succède une ère de décomposition ou de recomposition sociale et politique dont l’Allemagne contemporaine nous en offre un exemple réussi.

Working Paper - QUO VADIS BRITANNIA ?

David Cameron, la réforme de l'UE et le référendum de 2017
Auteur: 
Irnerio Seminatore
Date de publication: 
6/2/2013

Ce sera une Europe à deux piliers au lieu de trois, selon David Cameron, car l'avenir européen de la Grande-Bretagne est suspendu à un double dilemme :

  • la fin de la relation avec les USA qui pivotent désormais vers l'Asie ;

  • la fin d'un engagement Britannique « à la carte », au sein de l'Union Européenne, justifié par l'exigence de maintenir le lien vital de l'Amérique avec l'Europe du vieux temps bipolaire qui fut éphémère et unique. 

Working Paper - MACHIAVEL, L'UTOPIE ET L'ÉTAT MODERNE

Discours d'Ouverture de la Séance inaugurale de la Dixième année de l'Academia Diplomatica Europaea
Auteur: 
Irnerio Seminatore
Date de publication: 
6/2/2013

 

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